
Végétalement vôtre
Rêve d’un songe aux mille pétales,
Depuis longtemps en moi s’en est allé l’animal.
C’est vers la lumière que mes espoirs se dirigent,
C’est vers elle que s’envolent mes tiges.
Secret gravé sur mon âme de granit,
Me plonge dans un abîme de précipice.
Quand Narcisse s’est noyé à vos iris,
Moi à votre vue, la mienne ressuscite.
Le vent souffle ses mûres mûres,
Sous la mousse caressent les roseaux,
Qui oscillent cyprès d’un ruisseau,
Aux rythmes frênes éthiques qu’il susurre.
Quand mon anse vous peuplier,
Il n’y a pas de pêcher, genêt pas de regret,
D’ouïr les feuilles de votre parfum,
Qui m’enivre comme le romarin.
Se regroupent muguet, violettes et jasmin en inflorescence,
Se partagent entre des lys angéliques et d’épines,
L’arbre, le bois, un saule pleureur en arborescence.
Mon hêtre tremble de ma cime à la racine.
Plante végétale en floraison,
Donne mille et une fleurs de saison.
Ô belle des nuits,
Inspiré de l’opium de mille lys, si mon
Rythme est cardiaque en ce lieu-dit
C’est que sans cette voix je touche le fond…
Mots dits : mots « roses »,
Rose hybride de thé au thym de lys à s’y méprendre.
Quand ces oeillets prennent la pause,
Au réveil, ils sont de cendres.
S’arrachent vos charmes, s’effacent les regrets,
Bourgeonnent de nouvelles pensées,
Qui sans soucis ne menthe jamais,
Comme le lierre au mur, j’appartiendrai.
Gracieuse comme le lotus, dans l’eau
Myrrhe une clé qui brise les chênes.
Le battement d’un coeur d’artichaut,
Dit adieu à l’aneth, la mélisse à… et la marjolaine.
Les graines de pluie sont semées.
Enliassée de ronces, et de pissenlit bien-aimé,
Pousse une plante près d’un conifère,
Où le végétal a tout recouvert.
Ô ma douce, j’idéalise une fleur : « Prédestiné »
Où pour l’immortel vous m’êtes consacrée.