mardi 1 décembre 2009

Discours de fleurs


















Discours de fleurs à un coeur,
Où chaque pétale de bonheur,
S ‘accompagne d’épines de douleur.

Au printemps, gardénia, fleur de l’amour inavoué
Crie en silence murmuré :
« Je t’aime si seulement tu savais… »

En été, nous dit la rose des vents,
« Après la pluie vient le beau temps »,
Pour ses amours d’éreintements.

En automne, pour ses amours morts,
Une tendre pervenche me remémore,
La douleur qui me dévore.

En hiver, tendre pensée me dit « je t’aime à jamais, mais… »,
Et me rappelle ses amours inachevées,
Et qui dans la mémoire sont à jamais gravées.

À la fin, j’ai dans mon coeur mille fleurs,
Dont des myosotis qui sonnent l’heure,
Au parfum d’un dialogue de douceur.

Dans son dialogue alors me murmura,
Pour tous ces amours-là,
« Ne m’oubliez pas. »

dimanche 29 novembre 2009

A l'air git...


















Atchoum ! J’éternue…
On me dit : « À vos souhaits ! »

Merci. Je rougis de mes souhaits.
C’est malin,
Quand soudain…
À l’air gît un génie de malice

Qui s’expire de mes orifices.

Atchoum ! J’éternue…
On me dit : « À vos amours ! »

Merci. Je rougis du bonheur
De trouver mon âme soeur.
Éclat nasal, c’est divin,
Quelqu’un vient…

Atchoum ! J’éternue.
On me dit : « Et que les vôtres durent toujours ! »

Merci. Je rougis.
Jolie fleur
Prends mes peurs,
Je souris…

« N’est-ce pas parce que l’éternuement se produit de la tête qui,
étant le siège de la raison, est ce qu’il y a de plus divin en nous ? »

ARISTOTE

samedi 31 octobre 2009

Ni toi sans moi...













À deux ! Bien heureux
Sont ceux qui sont à deux.
Les inséparables ne sont plus à envier,
Quand on sait que le chèvrefeuille adopte le coudrier.
Ainsi, j’ai trouvé mon chèvrefeuille,
Qui s’est épris de mon deuil.
Il en fut de même du coudrier,
Qui accepta son « Autre » avec ses défauts et ses qualités.
« Ensemble, ils peuvent bien durer »,
Puisque l’amour les a unifiés.
Et pour en être amoureux de surcroît,
Ainsi de nous : « ni toi sans moi, ni moi sans toi ».

mercredi 2 septembre 2009

La fleur du désir



















Fleur aux pollens couleur solaire,
Aux pétales couleur lunaire,
Aux racines couleur terre,
À la tige couleur vie, d’un beau vert…
Je t’effeuille pour savoir si je suis désiré…
Et toi tu réponds à la question posée :

« Elle m’aime… un peu… beaucoup… passionnément… à la
folie… pas du tout… »

Et on recommence car elle m’aime… un peu… beaucoup…
passionnément… à la folie…

Oui ! À la folie !

mardi 28 juillet 2009

Ô ma jolie rose…














Ô jolie rose,
Sous ta cloche :
Rose blanche,
Tu préfères prendre la pose…

Ô jolie rose,
Prudence, entre nous plus d’espoir,
L’indifférence fait place au jour morose :
Rose noire…

Ô jolie rose :
Rose rose,
Où rien entre nous jamais ne pâlit,
On s’adopte pour une vie…

Ô jolie rose,
J’ai perdu mon trône,
Tu es traître et close :
Rose jaune…

Ô ma jolie rose,
Quand tu oses :
Rose rouge,
S’envole le voile de l’âge…

Ô mais ma jolie rose,
Je t’ai trouvée.
Ô pour l’éternité je ne te quitterai.
Toi qui ce soir avec moi,
Pour la première fois,
S’est éclose.

dimanche 31 mai 2009

8 fleurs



















De la neige comme symbole,
Un huis clos qui les isole.
Une maison bourgeoise pour intérieur,
Un faon émancipé à l’extérieur.

8 fleurs… 8 femmes…

Le décor est planté,
Les actrices sublimées.

La doyenne, une pensée meurtrière,
Mante religieuse a croisé la vipère.
De son amant ne restent que ses filles,
Deux étoiles dans le ciel qui scintillent.

La première, une fleur, une vraie,
A l’apparence sophistiquée d’une orchidée.
La seconde un coquelicot oublié,
N’attendant qu’une chose : « être aimé »,
Comme la rose partie conter fleurette,
Au tournesol « hérétique » qu’est la soubrette.

Après la gouvernante, la femme de chambre,
Impertinente et sensuelle se dévoue et se cambre,
Sous les yeux de sa seule maîtresse ignorante,
De l’amour pur de cette fleur si charmante.

Anecdotique fleur de l’âge,
Perdu entre deux âges,
Dans la nuit a perdu son voilage,
Au matin reconnut les rondeurs du passage…

Dans les gènes se transmet la haine,
Coule le parfum d’une chanson dans les veines.
Le jardin est-il fait pour deux,
Quand on nous chante : « Il n’y a pas d’amour heureux » ?

Soyons franc, soit osons trouver la fleur,
Qui nous empresse le coeur,
Et que bien trop souvent on ne cueille, par peur,
De trouver le bonheur…

FIN

mercredi 29 avril 2009

Végétalement vôtre


















Végétalement vôtre

Rêve d’un songe aux mille pétales,
Depuis longtemps en moi s’en est allé l’animal.
C’est vers la lumière que mes espoirs se dirigent,
C’est vers elle que s’envolent mes tiges.

Secret gravé sur mon âme de granit,
Me plonge dans un abîme de précipice.
Quand Narcisse s’est noyé à vos iris,
Moi à votre vue, la mienne ressuscite.

Le vent souffle ses mûres mûres,
Sous la mousse caressent les roseaux,
Qui oscillent cyprès d’un ruisseau,
Aux rythmes frênes éthiques qu’il susurre.

Quand mon anse vous peuplier,
Il n’y a pas de pêcher, genêt pas de regret,
D’ouïr les feuilles de votre parfum,
Qui m’enivre comme le romarin.

Se regroupent muguet, violettes et jasmin en inflorescence,
Se partagent entre des lys angéliques et d’épines,
L’arbre, le bois, un saule pleureur en arborescence.
Mon hêtre tremble de ma cime à la racine.

Plante végétale en floraison,
Donne mille et une fleurs de saison.

Ô belle des nuits,
Inspiré de l’opium de mille lys, si mon
Rythme est cardiaque en ce lieu-dit
C’est que sans cette voix je touche le fond…

Mots dits : mots « roses »,
Rose hybride de thé au thym de lys à s’y méprendre.
Quand ces oeillets prennent la pause,
Au réveil, ils sont de cendres.

S’arrachent vos charmes, s’effacent les regrets,
Bourgeonnent de nouvelles pensées,
Qui sans soucis ne menthe jamais,
Comme le lierre au mur, j’appartiendrai.

Gracieuse comme le lotus, dans l’eau
Myrrhe une clé qui brise les chênes.
Le battement d’un coeur d’artichaut,
Dit adieu à l’aneth, la mélisse à… et la marjolaine.

Les graines de pluie sont semées.
Enliassée de ronces, et de pissenlit bien-aimé,
Pousse une plante près d’un conifère,
Où le végétal a tout recouvert.

Ô ma douce, j’idéalise une fleur : « Prédestiné »
Où pour l’immortel vous m’êtes consacrée.